Le savoir est une arme [Nantes , nov-déc 2009]

par feeld  -  2 Décembre 2009, 12:01

" Débute alors une chasse à l’homme de style vychiste. Ce qu’il reste de lycéens part dans les ruelles adjacentes, poursuivis par plusieurs fourgons rapides. Arrestations violentes. Un jeune a le visage trainé par terre et écorché. Coups de matraque. Des flics en civils dans les fourgons désignent les «têtes» à arrêter. Les flics fouillent les commerces du coin à la recherche de jeunes qui s’y seraient réfugiés. Pendant ce temps, les interpelés sont attachés menottés aux arbres de la place Viarmes !  "

Nantes, mardi 1er décembre 2009
" Les chiens ont été lâchés contre la mobilisation lycéenne naissante. Il n’y a qu’une seule chose à opposer à cette répression : la solidarité. Prochaine manif’ lycénne : jeudi 3 décembre, 14h30 place Bretagne. Soyons nombreux à montrer que nous ne cèderons pas à l’intimidation. "

source :
http://juralibertaire.over-blog.com/article-la-police-traque-les-jeunes-dans-les-rues-nantaises-40411401.html
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Mercredi 25/11/09, les CRS entrent dans le lycée Monge-La-Chauvinière de Nantes pour poursuivre des lycéens qui manifestaient contre la réforme de Luc Chatel.  « On a reçu des coups de matraque ...»


Hier matin, entre 80 et 100 lycéens bloquent l'entrée du lycée Monge-La Chauvinière. Il est 7 heures. « Tout se passait bien, explique un des lycéens bloqueurs. Jusqu'à ce que le proviseur décide d'appeler la police. Il n'y avait vraiment rien de particulier. On entend dire qu'on avait fait un feu de palettes. Ce n'est pas vrai. Dans une brouette, on a juste brûlé du papier pour se réchauffer. C'était très pacifiste. »
Face aux lycéens, un dispositif d'une quarantaine de policiers. Quelques-uns des jeunes sortent trousses et crayons pour les mettre aux pieds des forces de l'ordre. Qui les renvoient aux lycéens. S'ensuivent quelques jets de projectiles. Les policiers avancent. Les lycéens prennent peur. « On a reçu des coups de matraque disent-ils. Pour se protéger, on a reculé et formé une chaîne. À deux-trois, on a essayé de discuter pour éviter l'affrontement. On a expliqué qu'on voulait retourner devant notre lycée. Eux nous ont répondu qu'ils étaient là pour nous empêcher de bloquer. »
Craignant une charge, certains se réfugient dans l'établissement. Une trentaine d'autres filent en courant dans le quartier. Dans la course des lycéens, deux rétros d'une voiture sont cassés, un pare-brise enfoncé. Ils finiront par rentrer dans l'établissement pour tenir une assemblée générale. Il est 10 h. « On ne nous empêchera pas de nous mobiliser, assure l'un des lycéens de Monge. C'est notre école qu'on défend. » Une nouvelle manifestation est prévue aujourd'hui à 15 h, place Bretagne.