BLR

par feeld  -  9 Février 2013, 19:03  -  #vivre à la RUN

Saint-Denis. Plusieurs jeunes de BLR, une bande du Bas de La Rivière, sont suspectés d'être mêlés au meurtre en novembre 2011 d'un marin en escale, ancien soldat des Royal Marines. Le JIR, alias clicanoo sur le web, publie ce samedi soir un article intitulé Carl Davies : les suspects se mettaient en scène sur Youtube:

" La « traque » des suspects dans l'enquête sur le meurtre de Carl Davies s’est aussi jouée sur le terrain numérique. Pour preuve, cette vidéo dénichée sur Youtube par les services de renseignement... À la 45e seconde, ce sont des armes à feu qui sont exhibées. Quelques photos d’individus cette fois cagoulés et armés défilent. S’en suit une séquence où l’un d’eux tire en l’air..." source: clicanoo

Deux photographies défilent à 45'. Le JIR a publié la première en la floutant. Un jeune à la casquette vissée, foulard sur le visage, exhibe un revolver par la fenêtre d'un véhicule. Il peut s'agir d'une réplique, d'une arme de défense, ou d'un vrai calibre, difficile de juger. Quant à l'arme qui détonne, ça ressemble à un gomm-cogne. Pas d'autres armes dans le clip, à part la barre de fer ci-dessous. Plusieurs séquences montrent la salle de boxe du quartier, le BCBLR, Boxing Club Bas de La Rivière. Les jeunes seraient plus attirés par le combat à mains nues que par les violences avec armes. Voici la deuxième:

B.L.R.
  " Mayotte Réunion, une seule nation..."

 

Mayotte Réunion, une seule nation. " Mayotte Réunion, une seule nation. Banlieue Saint Saint Saint-Denis de La Réunion... Car ici, rarissime, il n'y a pas de racisme, tous unis, solidaires, lève ton verre, ici c'est La Rivière! " BLR, Bas de La Rivière, près de 6 minutes de rap, à visionner ou pas sur YouTube...

 

Le Bas de La Rivière, une terre d'accueil. Dans La population mahoraise des quartiers prioritaires, synthèse d'un séminaire qui s'est tenu en 2009, la communauté mahoraise du quartier est écoutée. Pages 7 à 9, on peut y lire: " Les habitants sont fiers de leur quartier car il a toujours été un lieu d’accueil.
- Tout le Bas-de la-Rivière savait que j’étais là ! On venait vers moi, on me montrait du doigt. En me demandant, en shimaoré ou en créole, pourquoi j’étais là.
- Une catégorie de mahorais est très bien intégrée, possède un commerce ou une entreprise… Mais les réunionnais ne font pas la différence entre comoriens et mahorais. Alors que nous-mêmes sommes attentifs à ces signes distinctifs.
- Mon impression, c’est que les choses sont plus difficiles aujourd’hui qu’hier, à la Réunion, pour les mahorais mais c’est aussi le cas pour les réunionnais eux mêmes… Peut-être parce que les mahorais sont plus nombreux qu’avant, qu’ils habitent souvent dans les quartiers sociaux, là où tout le monde se croise chaque jour, qu’ils y vivent de façon communautaire… En venant à la Réunion, les jeunes savent qu’ils vont devoir se battre pour faire leur place et s’y préparent d’avance, se mettent en bande... "...

Changer le regard que porte chacun de nous sur nos compatriotes mahorais. Le document précité pose en introduction le problème du regard porté par la société réunionnaise, pour ne pas dire créole, sur la communauté mahoraise.
" Pourquoi aborde-t-on cette population française en parlant de problème et d’intégration ? Parle-t-on de problèmes d’intégration entre les parisiens et les provençaux, entre les alsaciens et les bordelais ? Pourtant chaque région a et revendique ses coutumes, sa culture, son parler issu de la diversité historique des peuples qui y ont vécu. Ma conviction est qu’il faut d’abord changer le regard que porte chacun de nous sur nos compatriotes mahorais, sur leur façon de s’habiller, de vivre, d’habiter…"
commentaire BLR
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